Le lycée Armorin à l’opéra de Lyon
Le lycée Armorin à l’opéra de Lyon
Lundi 17 mars, une classe de première du lycée Armorin s’est rendue à Lyon pour une journée culturelle intense. Cette sortie, financée par la Région AURA, et encadrée par Madame PELLISSIER (professeur documentaliste) et Monsieur MONDON (professeur de français), a commencé par une visite du bâtiment de l’opéra, rénové voilà une trentaine d’année par l’architecte Jean Nouvel : 18 étages, des piliers qui descendent à 45 mètres sous terre pour atteindre le rocher, sous le lit du Rhône, une structure qui évoque un bateau et le voyage. Les 2 heures de visite ont captivé les élèves, qui ont pu admirer la vue sur Lyon depuis le dernier étage, réservé au studio de danse.
L’après-midi fut consacré à un parcours au musée des Beaux-Arts, avec deux médiatrices qui avaient sélectionné cinq œuvres et ont appris aux élèves à aiguiser leur regard pictural. La classe de seconde option arts plastiques s’était jointe aux premières et a pu illustrer concrètement les cours dispensés par leur professeur, Madame CIMADOR, qui a pu relier les commentaires des médiatrices à son propre cours.
Le soir, tous ont assisté à l’opéra de Verdi La force du destin. 3h30 de représentation ! La force de la mise en scène, la majesté imposante du décor et la beauté des chants lyriques ont tenu en haleine les élèves : Leonora (l’impressionnante soprano Hulkar Sabirova) veut fuir avec son amant Alvaro, mais s’en veut du mal qu’elle s’apprête à faire à son père. Alvaro jette son pistolet à terre, le coup part, et tue accidentellement le père. Leonora s’enfuit, son frère Don Carlo veut venger son père et poursuit Alvaro. Déguisements, quiproquos, poursuites, l’intensité dramatique croît jusqu’à la fin tragique : Alvaro blesse mortellement Carlo, Leonora se précipite au secours de son frère, qui la tue. Une histoire d’honneur et de vengeance dont Verdi a le secret. Marqués par la magie des chants, des costumes, des décors, les élèves sont unanimes : ils garderont un souvenir ébloui d’une sortie haute en couleurs. Rentrés à 1h du matin, ils se trouvaient en cours à 8h le lendemain matin !
B. Mondon